Récit d’Enfants

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Les filles éleve en Institut fundi maendeleo en électricité supportées par FEMAID

Les filles élève en Institut Fundi Maendeleo en électricité supportées par FEMAID sous l’accompagnement de Madame fifi membre d’AFIA-FEV

Appui au processus d’accompagnement psycho-social des enfants désœuvrés dans la ville de Bukavu, Province du Sud-Kivu.

1. CONTEXTE DU TRAVAIL D’ AFIA-FEV

1.1. Présentation de la situation et des problèmes

La protection et la promotion des droits des enfants en général, et des enfants des rues, en particulier, constituent un impératif universel à la fois pour la survie et le développement des enfants. Cela doit demeurer l’une des préoccupations majeures de tout Etat épris du souci de son développement. Selon toute vraisemblance, cette vision a guidé le Gouvernement de la RD.CONGO lors de la ratification de la Convention relative aux Droits des Enfants (CDE) en 1990.Toutefois, la ratification de cette convention n’a pas été suivie des mesures concrètes d’application. La présence de plusieurs enfants vivant et travaillant dans les rues des différentes villes de la RD.CONGO en est la preuve.

La ville de Bukavu regorge des milliers d’enfants et jeunes vivant et travaillant dans les rues, victimes des difficultés socio économiques, de la paupérisation, des conséquences des conflits armés qui ont secoué l’Est du pays dans les années antérieures. La violence, les abus, l’exploitation et la discrimination ne sont pas seulement des violations de droits de l’homme, ils constituent également des obstacles à la survie et au développement harmonieux de ces enfants.

Actuellement, la guerre étant officiellement terminée, les affrontements continuent dans certaines contrées environnant la ville de Bukavu. Ces affrontements se déroulent entre les forces gouvernementales et certains groupes armés incontrôlés. Cette situation continue d’entraîner un déplacement des populations fuyant les exactions, les tueries et les viols commis par des militaires incontrôlés de l’armée gouvernementale d’une part, et par les éléments armés issus de ces bandes d’autre part. Il s’observe beaucoup de cas d’insécurité dans ces contrées. Cela entraîne comme conséquence, la recrudescence de l’insécurité dans les périphéries de la ville de Bukavu. Pour le moment, de nombreuses familles déjà pauvres reçoivent en déplacement d’autres familles nombreuses venant ainsi amplifier la misère vécue depuis longtemps par ces familles hôtes. Cet exode rural fait à ce que ces familles installées dans la ville de Bukavu après abandon de leurs activités de champs et d’élevage n’aient ni occupation, ni logement sûr, ni alimentation certaine.
Leurs enfants n’étudient pas et errent à longueurs des journées dans le centre ville à la recherche de la survie. Selon une étude qui a été faite à Bukavu en avril 2011 par le PEDER, il a été démontré que 63,05% des enfants des rues provenaient de la périphérie de Bukavu. Il s’agit des enfants issus des familles déplacées, des enfants séparés de leurs familles pendant la guerre, des enfants victimes des violences domestiques, des enfants issus des familles pauvres, des familles polygamiques, des familles nombreuses, enfants accusés de sorcellerie, enfants nés hors mariage, enfants orphelins, … Beaucoup de ces enfants finissent par trouver refuge dans la rue.

Depuis plusieurs années, les fonctionnaires de l’Etat reçoivent un salaire qui n’est pas en mesure de subvenir aux besoins des ménages. Avec cette situation, la conséquence est claire : les mineurs se retrouvent sans protection ni soins. Ils n’ont aucune assistance dans leur environnement social immédiat. L’effondrement des structures économiques entraîne continuellement l’effondrement des structures sociales telles que les familles, les écoles, … au sein d’une population très pauvre qui n’est toujours pas arrivée au bout de ses peines.

En termes d’éducation des enfants, le taux de déscolarisation continue à s’accroître à cause de l’incapacité des parents à assurer les frais scolaires de leurs enfants. L’Etat n’a toujours pas assuré les salaires décents aux enseignants et les charges liées au fonctionnement des écoles. Les enfants déplacés et déscolarisés des milieux ruraux viennent gonfler les rangs d’autres enfants déscolarisés qui inondent déjà les rues Bukavu.

Le risque pour les enfants et jeunes des rues de basculer dans des situations de violence dont ils pourraient tantôt être victimes, tantôt auteurs est réel aujourd’hui. Au-delà du risque, la réalité est là aujourd’hui : la violence et la criminalité ont atteint leur paroxysme dans la ville de Bukavu.

Dans les procédures habituelles d’AFIA-FEV, les enfants sont contactés dans les rues et. Ils se familiarisent petit à petit avec à l’équipe restreint d’animateurs. De la causerie les enfants obtiennent un adulte de confiance qui ne leur jette pas des mots méchant, ils ont donc un soutien affectif, deux fois la semaine nous organisons dans la rue avec les enfants certaines activités comme l’écoute, les jeux et la documentation. Les enfants en conflits avec leurs familles nous proposent une médiation familiale que nous réalisons et qui abouti à la réunification familiale. Pour stabiliser les enfants en famille, les parents sont appuyés en micro crédit pour démarrer un AGR pouvant permettre de subvenir aux besoins des enfants et surtout la scolarité.

Actuellement, les enfants des rues dans la ville de Bukavu constituent un phénomène non seulement bouleversant mais aussi inquiétant en ce sens que, mis en situation de souffrance et de grande vulnérabilité, ils constituent une poudrière si on n’en prend pas garde. Autrement, c’est toute une génération d’enfants qui est en voie de disparition en l’absence d’une intervention significative et pertinente.

Les familles d’origine de ces enfants sont piégés dans un environnement qui les désavantage de façon totalitaire dans ce sens que la situation dans laquelle ces familles se trouvent ressemble à une prison, d’où il est impossible de s’échapper par leurs propres moyens.
Cet environnement qui place les familles dans l’impossibilité de jouer le rôle d’appui pour leurs membres. Cela est la conséquence du chômage, de l’irrégularité de l’emploi, des revenus trop faibles et irréguliers et de l’endettement démesuré. Dans ces conditions, il est alors impossible pour ces familles de se procurer de la nourriture, des vêtements, une éducation et toutes sortes de denrées qui sont précieuses aux yeux des gens dans la société «normale».

Par ailleurs, l’effondrement ou la non-existence des structures ou institutions faisant office de garants sociaux (gouvernement ou communauté) censés faire respecter la loi et l’ordre ont une grande responsabilité dans la spirale de violence qui prévaut actuellement. Les autorités nationales et locales n’arrivent pas à empêcher l’apparition de ce fléau social et les politiques sociales ne prennent pas en compte les dangers que présente cette situation.

C’est donc dans ce contexte difficile que se réalise le travail d’AFIA-FEV depuis 2006. Ce travail continue à se réaliser dans la perspective de renforcement des actions de protection et de développement des enfants et jeunes des rues et surtout de ceux particulièrement vulnérables de par leur état de rupture familiale et sociale.

Pour ce faire, l’Association des femmes infirmières pour aider les femmes et enfants violés et vivant avec le VIH Sida, vous cette demande dans le souci de renforcer des actions d’accompagnement psycho social et de réinsertion socio-économique des enfants. L’accompagnement de leurs familles et d’autres catégories d’enfants en situation difficile constitue un ensemble des mécanismes que nous mettons en place pour sauver ces enfants.

1.2. Groupe cible d’AFIA-FEV

Notre association travail pour les femmes et enfants violés et celles vivant avec le VIH Sida, cependant face à la misère et à la souffrance des enfants de la rue, nous nous sommes décidé d’apporter à cette catégorie d’enfants notre cœur à travers différentes activités que nous organisons à leur faveur. Nos actions touchent également les familles de ces enfants, les familles vulnérables vivant dans des milieux défavorisés dont la vie en famille expose les enfants à entrer dans la rue.

Les actions du PEDER en faveur cette cible se réalisent dans un contexte socio-économique difficile où les familles vivent des situations d’extrême pauvreté et où les structures étatiques de prise en charge des enfants sont en total dis fonctionnement.

2. Objectifs du projet.

2.1. Objectif global

Le présent projet s’assigne l’objectif global d’améliorer la situation sociale et économique des enfants de la rue pour une cohésion sociale et paix durable.

2.2. Objectifs spécifiques

– Faciliter le processus de réinsertion familiale et sociale pour 100 enfants des rues par an,

– Assurer l’éducation formelle et l’apprentissage des métiers à plus ou moins 30 enfants des rues chaque année,

– Doter d’AFIA-FEV d’un cadre en dehors de la ville de Bukavu pour encadrer les enfants de la rue,

– Impliquer les enfants dans le dynamisme de changement des mentalités des communautés.

2.3. Résultats attendus

– Résultat 1 : Le processus de réunification et de réinsertion familiale et sociale des enfants des rues est amélioré.

– Résultat 2 : L’inscription des enfants dans les écoles et l’apprentissage des
Métiers et effective

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